Umbrae Bellum

Un RPG contemporain/fantastique, dans un monde où derrière la routine se cache une guerre secrète entre police et mafia...(Yuri/yaoi autorisé, âge conseillé 15 ans)
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Seule dans un bateau...[libre]

Aller en bas 
AuteurMessage
Sarah Goodwill
Étudiante intrépide
avatar

Nombre de messages : 7
Age : 25
Localisation : Dans un coin sombre
Date d'inscription : 04/07/2008

MessageSujet: Seule dans un bateau...[libre]   Jeu 17 Juil - 19:26

L’aube venait de se lever sur Portland. Tout était calme. Beaucoup trop calme. Enfin ce n’était sans doute pas encore l’heure pour travailler. Même s’il était tôt et que le soleil venait de se lever, celui-ci était déjà caché derrière le ciel brumeux. On n’y voyait pas à trois mètres. Mieux vallait faire attention où on posait les pieds.
Et il faisait si froid ! Un vent frisquet passait et faisait en sorte qu’elle ralentisse la cadence. Elle avait un peu de mal à avancer comme ça, avec la rafale d’air qu’elle se prenait en pleine figure. Elle s’arrêta pendant un bref moment et baissa la tête vers ses basquets. Frigorifiée, elle se demanda un instant si c’était le bon moment pour faire ça.
Non, elle ne pouvait pas se tromper. Agir maintenant était moins dangereux et elle avait moins de chance de se faire remarquer. De toute façon, avec ce brouillard on ne voyait pas grand-chose. La petite chose qui se trimballait en plein milieu du port était quasi invisible. Elle en était certaine, on ne ferait pas attention à elle. Chassant ses doutes de sa tête, elle reprit sa course. Elle marchait vite sans se préoccuper de ce qui se passer autour d’elle. Elle n’avait pas de temps à consacrer aux éléments futiles du décor. Ce qui était dommage. Si elle avait été un tout petit peu plus concentrée et qu’elle avait daigné s’intéresser à ce qui se trouver à proximité, elle aurait pu observer les deux hommes qui la suivaient dans l’ombre, depuis maintenant quelques minutes.
Sarah était venue une journée en reconnaissance et avait pris le soin de se familiariser avec le terrain avant de passer à l’action. La jeune fille avait donc pu aisément repérer l’endroit et elle savait où elle devait aller. Elle ne se perdrait pas si facilement dans Portland. Et en bonne journaliste qu’elle était, bon d’accord, en toute bonne étudiante en journalisme qu’elle était, elle avait sans gène interrogé les gens du coin sur l’endroit. Et ma foi les racontars qu’elle avait entendue étaient bien pour quelque chose dans sa présence ici.
En effet, deux trois marins lui avaient signalé l’existence d’un très vieux bateau qui ne voguait plus en mer. Au début elle s’était demandée ce que cela pouvait bien lui faire. Un rafiot incapable de voyager ne l’intéressait guère. Sauf s’il s’agissait d’un bateau qui allait reprendre la mer avec à son bord plusieurs millions de personnes. Elle aurait pu faire un article intéressant sur le futur Titanic. Et la gloire lui aurait appartenue pour des siècles et des siècles (amen !). Elle aurait été la première à être sur les lieux et la première à rédiger un texte. Mais hélas pour elle ce n’était pas le cas.
Le premier marin, à qui elle demanda en quoi cette vieille embarcation pouvait bien l’intéresser, s’était contenté de lui répondre, que si elle voulait en savoir plus elle allait devoir se comporter en petite fille sage. C’est à ce moment là qu’elle aperçue le vieux pervers loucher sur sa poitrine. Of course, Sarah n’avait pas l’intention de marcher au chantage et de céder aux fantasmes de ce pauvre bougre. Elle s’était donc contentée de lui donner un coup de genoux au bon endroit avant de déguerpir en courant. Et un sourire de sadique était passé sur son visage en entendant le pauvre marin l’insultait de tous les noms d’oiseaux.
Les deux autres marins s’étaient montrés bien plus sympathiques que le premier à son plus grand soulagement. Parce que si elle avait du s’occuper de tous les pervers du coin, elle en aurait eu pour un bout de temps, et n’aurait pas entendue ce qu’elle cherchait à savoir. C’est ainsi qu’elle apprit que le vieux rafiot était en fait un endroit plutôt louche où se trouvaient des gens peu légales et qui possédaient quelques activités illicites.
Vous devinez la suite n’est-ce pas ? Un endroit pas normal, rempli de gens louches, avec d’étranges activités. C’était assez pour allécher notre jeune étudiante intrépide. C’était…parfait ! Et bien sur elle avait décidé d’aller y jeter un œil par elle-même. Et même si on lui avait affirmé que ce bateau n’était pas fait pour une demoiselle comme elle, avec une constitution aussi fragile, elle n’avait pas peur de s’y rendre. Non elle était plutôt excitée à l’idée de découvrir quelque chose de neuf. Elle passa le reste de son temps à espérer que ce soit quelque chose de dangereux et d’important. Plus c’était gros et plus elle rédigerait un article fantastique. Et après avoir imaginé les pires situations dans lesquelles elle pourrait se retrouver, elle pensa qu’il ne lui arriverait rien de bien grave.


*si je me souviens bien c’est juste au fond du quai…hum oui je le vois…*

Encore quelques mètres et elle y serait. Elle s’arrêta brusquement et se courba d’un coup, se couchant par terre. Elle rampa se cacher derrière une pile de tonneaux. Plusieurs hommes se tenaient devant le vieux rafiot. Que faisaient-ils ? Sarah avait beau se pencher pour voir, elle n’arrivait pas à savoir. Quel dommage, elle avait oublié son appareil photo chez elle. Elle aurait pu aisément les photographier pour se faire une idée. C’est à ce moment là qu’elle se sentit se faire soulever. Un homme venait de lui bloquer les bras et l’autre lui avait soulevé les jambes. Les deux hommes de tout à l’heure. Ceux qui la suivaient. Visiblement ils n’avaient pas l’air heureux. Après l’avoir maintenu pour l’empêcher de s’enfuir, le plus costaud des deux l’attrapa par les cheveux et la traina par terre jusqu’au bateau. Elle poussa un hurlement. Non mais ça va pas ? La tirer comme une sauvage par les cheveux ?

« Regardez la poupée qu’on a trouvé ! c’te fouine espionnait ! Encore une foutue journaliste ! Ils sont tellement pressés de voir le bateau rafistolé qu’ils viennent même fouiller ! Ca tourne au ridicule quand même ! »

Sarah fit la moue. Un…bateau…rafistolé…elle n’y comprenait plus rien ! Ils n’étaient pas censé réparer ce bateau mais faire des choses illégales dedans et qui n’étaient pas censé la concernait…en quoi le fait de réparer ce rafiot avait un quelconque rapport avec ce qu’elle cherchait ? On lui avait menti ? Ou alors ces activités illégales ne se pratiquaient que la nuit ? En tout cas les hommes qui réparaient le bateau ne semblaient être au courant de rien.

« Vous n’êtes pas en train de…de faire des choses pas très légales ? »

« De quoi tu parles petite ? Le propriétaire du bateau nous a demandé de le réparer. C’est tout à fait légal ça ! On n’est pas des magouilleurs ! Pour qui tu nous prends ! HE LES GARS ! Enfermons là le temps qu’on finisse, sinon elle nous laissera pas tranquille ! »

Après quelques échanges avec ses partenaires, il attrapa la pauvre fille par les pieds et la souleva de terre. Il l’emmena à l’intérieur du bateau et la jeta négligemment dans une pièce avant de l’enfermer à clef. Sarah se releva d’un coup et essaya d’ouvrir la porte. Bloquée, elle n’avait aucun moyen de s’enfuir. Et l’homme derrière la porte la nargua alors.

« Hé ma poupée t’es coincée ! Reste là en attendant qu’on te libère ! »

Elle entendit les pas s’éloigner. C’est alors qu’elle essaya d’enfoncer la porte. Prenant de l’élan elle fonça dessus et lui donna un coup. Malheureusement elle était solide et Sarah ne réussit pas à la faire bouger d’un centimètre. Après avoir essayer cinq ou six fois, elle abandonna et se laissa tomber par terre. Elle observa alors où elle était. Un espèce de placard où on ne trouvait que des ballets et quelques seaux. Rien de bien intéressant. Elle ne voulait pas passer le reste de sa journée là ! Elle avait autre chose à faire…Au bout d’un moment elle se sentit fatiguée et s’endormit contre la porte.
Ce n’est que bien plus tard qu’elle se réveilla. Combien de temps avait-elle dormi ? Elle ne savait pas. Collant son oreille contre la porte, elle fut surprise de ne rien entendre. A croire que tout le monde s’était enfui. Ou alors ils avaient tous terminés leur journée et l’avaient oublié ! Oui c’était sans doute ça ! Mais devait-elle vraiment attendre le retour de ces gens pour sortir d’ici ? Mais les bruits de pas qui se rapprochaient de sa pièce lui firent prendre conscience que quelqu’un était encore là. Elle se retourna et attrapa un ballet qui traînait par là. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber. C’était peut être un bateau qui était en pleine réparation mais il y avait peut être des gens louches la nuit. Ce qui lui donna un semblant d’espoir sur le fait qu’elle n’était pas là pour rien. Elle se mit néanmoins à crier pour montrer qu’elle était bien là. Enfermée dans ce placard.


« Y’a quelqu’un ? Je suis enfermée ! Ouvrez-moi s’il vous plait ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Seule dans un bateau...[libre]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Boulet k'arrive pas à enlever le diaphragme toute seule...
» Bonne Samedi
» Une étoile seule dans ce monde cruel, c'est si triste non ?
» J'en ai marre !!!!!
» eau libre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Umbrae Bellum :: New York :: Portland-
Sauter vers: